Max Ernst… au Musée des Beaux-Arts de Tours !

Enchantement ! à voir absolument et pour ça, faites vite !
L’exposition consacrée à Max Ernst au Musée des Beaux-Arts se termine lundi 18 janvier !

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Un conseil, offrez vous la visite commentée de Ghislain Lauverjat, re-mar-qua-ble ! (Ghislain Lauverjat est depuis 2005 le conférencier au musée des Beaux-arts de Tours. Avant d’occuper ce poste, il fut responsable des publics au centre de création contemporaine de Tours) à lire, l’article d’Elodie Butet de la NR du 10 janvier 2010. Au bout 1h45 d’anecdotes, d’explications, de leçons, de formes, de couleurs… tout, tout vous saurez… presque tout sur… Max Ernst ! Ghislain Lauverjat, homme passionné… le plus néophyte repart conquis et savant ! Ghislain Lauverjat ou l’art et la manière !… Ghislain a l’art de nous transporter sur la vague du dadaïsme, du surréalisme… et a, la simplicité de nous faire partager ses connaissances, l’Art, et donc, si facile !
à suivre, Ghislain Lauverjat en vidéo en plein coeur de l’expo Max Ernst…

http://www.dailymotion.com/videoxbtyj6

Max Ernst, peintre, graveur, et sculpteur majeur du surréalisme, artiste allemand, après son exil aux Etats-Unis pendant la guerre, et quelques années passées à Paris, Max Ernst choisit avec son épouse Dorothea Tanning de s’installer en Touraine. Il y retrouve son ami Alexandre Calder et achète sur les conseils de Jean Davidson, fils du sculpteur Jo Davidson, la maison du « Pin » à Huismes en 1955. Les titres mêmes de certaines oeuvres sont particulièrement significatifs de ses 12 années passées en Touraine : Le Jardin de la France (peinture), La Tourangelle (sculpture), Hommage à Léonard de Vinci (sculpture).

Max Ernst "Le Jardin de la France"

Max Ernst "Le Jardin de la France"

Tableau “Le Jardin de la France” : Entre la Loire et l’Indre y est peint le corps d’une femme, tableau de Cabanel “la naissance de Vénus”, revisité par Max Ernst en 1962 dans sa maison “Le pin perdu” de Huismes. Mais, aviez-vous remarqué que La Loire coule en sens inverse de la réalité, tout ceci, pour permettre en suivant les flèches imposées par Max Ernst de contourner les ondulations du corps de Vénus et de revenir par le cours de l’Indre.

Pourquoi Max Ernst montre t-il tant de fascination pour les oiseaux qui semblent accompagner en permanence l’artiste, tant ils sont présents dans son oeuvre ? Dans ses “Notes pour une biographie”,  Max Ernst raconte la mort de son perroquet, la nuit  même de la naissance de sa petite soeur trouvant dans cette coïncidence un phénomène en accord avec l’intérêt qu’il portait aux théories Freudiennes.

Max Ernst "Femme, Maison, Moineau"

Max Ernst "Femme, Maison, Moineau"

- dans ce tableau, l’objet représentant le corps de la femme (en haut) est un perroquet (objet utilisé en couture), puis la maison ressemble étrangement à une cage d’oiseau et pour finir en bas à droite, ce rapporteur positionné de tel façon, qu’il représente un moineau.

Max Ernst, sculpteur… Ernst réalisa également, entre autre, le trophée récompensant le lauréat du Festival du court métrage de Tours, La Tourangelle, que Jean Herman, Robert Enrico et Roman Polanski se sont vus décerner respectivement en 1960, 61 et 62. Signe de l’attachement de l’artiste au cinéma, auquel il contribua de différentes manières, participant par exemple à Pandora (1951) d’Albert Lewin, avec Ava Gardner et James Mason

Sculpture "la Tourangelle"

Sculpture "la Tourangelle"

La ville d’Amboise possède  un de ses plus beaux fleurons, avec la Fontaine que Max Ernst offrit à la ville en 1968.

Max_Ernst_la_fontaine_d_Amboise

La Fontaine d’Amboise, hommage à la Touraine et à Léonard de Vinci, victime de nombreux vandalismes, les pièces originales composant cette fontaine sont conservées à Beaubourg.
La fontaine de forme ronde mesure 5m de diamètre et, est dominée par Le Grand Génie aux ailes déployées (référence à la fameuse représentation des proportions de la figure humaine que Léonard avait inscrites dans un cercle). La bordure du bassin accueille 7 tortues crachant de l’eau (peut-être une parodie de la Fontaine de Latone, dans le parc de Versailles). Dans un entretien avec R. Lebel, Max Ernst s’est exprimé en ces termes : “J’y ai vu l’occasion d’un hommage à Léonard de Vinci, et en même temps à la Touraine qui l’avait accueilli, comme elle devait m’accueillir moi-même quatre siècles plus tard, à mon retour d’Amérique”. Max Ernst, né le 2 avril 1891 à Brühl (Allemagne) décède le 1 avril 1976 à l’âge 84 ans à Paris, et, est enterré au Père Lachaise.

L’exposition réunit de nombreux tableaux, sculptures, collages, photographies, films et documents, dont certains sont inédits.

Je suis ressortie du musée, fascinée, éblouie avec une immense envie d’aller visiter sa maison “Le Pin perdu” à Huismes l’été prochain pour m’imprégner encore plus du personnage qu’était Max Ernst.

Max Ernst sur Wikipédia

à lire absolument, article culture.france2 du 26/11/2009 par Jacky BORNET

Vidéo diffusée au 19/20 sur InfoCentre du 27/10/2009

d’autres vidéos sur  Dailymotion de Tourainemédia sur l’expo et  pour vous faire découvrir les Studios Célanie situé “place de la Victoire” à Tours présentés par Ghislain Lauverjat.

Max Ernst – Le Jardin de la France
Musée des Beaux-arts de Tours

Ouvert tous les jours, sauf mardi, de 9h à 18h
Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet,
1ert et 11 novembre, 25 décembre
Plein tarif : 4 €
Tarif réduit : 2 €
Gratuit le premier dimanche du mois
Tous les lundis, mercredis et samedis à 14h30, visite commentée de l’exposition.

à savoir, gratuit tous les jours et toute l’année pour chaque agent du Conseil Général
Max Ernst "SilvanaEditoriale" 28€

Max Ernst "SilvanaEditoriale" 28€

Livre de l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Tours, disponible à la DLLP

2 commentaires

  1. Bérengère Belmont Spirkovitch a dit, le 12 janvier 2010 à 08:35

    Super article qui transmet à la perfection l’enthousiasme que peut susciter la découverte d’un homme et d’une oeuvre.
    Pour l’avoir vécue, je vous incite tous à une plongée dans cette époque riche, tourmentée et productive.
    Le livre ” Max Ernst – vie et oeuvre” de Werner Spies – actuellement à Champigny mais bientôt disponible à la bibliothèque de Chinon – est une magnifique plateforme de départ pour cette plongée.
    Et la maison du pin … perdue du coté de Huismes diffuse la même passion que les visites de Ghislain Lauverjat.

  2. Kari a dit, le 09 mars 2010 à 23:08

    And this is the reason I read tourainemediac.om. Surprising posts.

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